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 Sujet :

Fusion Renault/Nissan : quels bénefs pour renault ?

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n°11944396
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 12-09-2005 à 21:56:57  answer
 
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Reprise du message précédent :
Il faut ajouter à cela que la majorité des actionnaires de Renault sont étrangers. Vendre Renault est potentiellement réalisable. La question : Quels sont les meilleurs solutions pour les 2 entreprises? Il faudra peut être attendre la fin de l'année lorque Ghosn présentera son plan.  
 
Avec ce qu'il se passe chez VAG, peut on imaginer que Carlos lance un grand plan de rigueur (fermeture d'usine, délocalisation, etc)? Va t'il lancer des nouveaux projets technologiques(nouvelles technologies ex : hybride, hydrgéne, etc)? Restructurer le réseau européen de la marque? Combien de marque en europe deux ou trois? Le haut de gamme, etc..
 
Qui a des idées sur ce qui va interesser Nissan et Renault?


Message édité par 2HavJC le 12-09-2005 à 21:58:14
n°11945074
Breton   profil
Pecnocentre en forsse
Profil : Pilote confirmé
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Posté le 12-09-2005 à 22:40:48  answer
 

La vraie noblesse est de se développer par soi-même en avançant ses pions petit à petit comme le font PSA, Toyota, Honda ou BMW, les autres qui passent leur temps à racheter et à vendre piétinent et se font dammer le pion, cf GM, Ford, Daimler, VAG ... Renault joue avec le feu.

n°11945413
navidad   profil
Profil : Pilote pro
Posté le 12-09-2005 à 23:00:39  answer
 

Breton a écrit :

 
La vraie noblesse est de se développer par soi-même en avançant ses pions petit à petit comme le font PSA, Toyota, Honda ou BMW, les autres qui passent leur temps à racheter et à vendre piétinent et se font dammer le pion, cf GM, Ford, Daimler, VAG ... Renault joue avec le feu.



Renault a pris des risques, mais a gagne son paris, car le projet industriel etait bien reflechi, et offrait des fortes complementarites.

mood
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Posté le 12-09-2005 à 23:00:39  profilanswer
 

n°11945795
nous75   profil
Profil : Pilote confirmé
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Posté le 12-09-2005 à 23:23:54  answer
 

Breton a écrit :

 
La vraie noblesse est de se développer par soi-même en avançant ses pions petit à petit comme le font PSA, Toyota, Honda ou BMW, les autres qui passent leur temps à racheter et à vendre piétinent et se font dammer le pion, cf GM, Ford, Daimler, VAG ... Renault joue avec le feu.




 
Biensur...
 
Parcque chez PSA on a jamais rien racheté, en France surtout...
 
;)
 
Tu es drole Breton.
 
Le fait est qu'actuelemnt, la strategie Renault paye.
La ou tu vois un risque Nissan comme Renault y ont vue une tres belle oportunitée.
Les marchés comme les technologies respectives des deux groupes se completent tres bien.  
 
Renault ne pense pas detruire le bureau d'etude de Nissan.
Comme l'a fait en son temps Peugeot avec celui de Citroen (pourtant bien plus avancé dans quasi tout les domaines).


Message édité par nous75 le 12-09-2005 à 23:27:56
n°11946417
Breton   profil
Pecnocentre en forsse
Profil : Pilote confirmé
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Posté le 13-09-2005 à 00:24:06  answer
 

nous75 a écrit :

 
Renault ne pense pas detruire le bureau d'etude de Nissan.
Comme l'a fait en son temps Peugeot avec celui de Citroen (pourtant bien plus avancé dans quasi tout les domaines).




 
On entend d'ici la guéguère entre les bureaux d'étude (cf le V9X dont Nissan ne veut pas ...), comme du temps où Peugeot a racheté Citroën ... à l'époque l'Etat a quasiment obligé ce rachat, comme il a aidé la reprise de Chrysler Europe, d'ailleurs PSA a failli ne pas s'en remettre et la cohérence du groupe a mis 20 ans à prendre forme, depuis 5 ans :lol: Alors le merdier Renault Nissan n'est pas prêt de se résoudre ...

n°11946941
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 13-09-2005 à 07:36:38  answer
 

PSA et Renault ont deux stratégie différentes. Le contexte est complexe (ex prix du pétrole, le marché us) et le match entre les entreprises et les nouveaux arrivant vont changer la donne. Dire qu'elle est la meilleur stratégie entre PSA et Renault me semble bien compliqué ou simpliste. Il faut laisser le temps pour répondre à cette question. De plus, suivant si on est actionnaire, consommateur, employé, francais, européen donnera une réponse différente.

mood
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Posté le 13-09-2005 à 07:36:38  profilanswer
 

n°11950879
Tex Mex   profil
Cheveux au vent...
Profil : Pilote semi-pro
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Posté le 13-09-2005 à 13:26:41  answer
 

Breton a écrit :

 
La vraie noblesse est de se développer par soi-même en avançant ses pions petit à petit comme le font PSA, Toyota, Honda ou BMW, les autres qui passent leur temps à racheter et à vendre piétinent et se font dammer le pion, cf GM, Ford, Daimler, VAG ... Renault joue avec le feu.




 
Heu.... t'abuses pas un peu là ??? Sachant que Peugeot a quand même racheté pas mal de constructeurs (ne revenons pas sur la "destruction" du passé de Citroën :cyp: ) notamment Talbot, qui était une grande marque de prestige, pour badger des horreurs comme la Solara ou l'Horizon avec le destin que l'on connait...
 
Et aujourd'hui le "développement par soi-même" de Peugeot passe par des "collaborations" pour partager les dépenses et utiliser l'expérience et le matos des autres constructeurs, notamment Toyota pour les C1/107/Aygo ou Mitsubishi avec la plate-forme pour les futurs 4x4... Je n'appelle pas vraiment ça du "développement par soi-même"...
 
A côté, les marques de Renault ont été rachetées alors qu'elles n'étaient pas en grande forme, et qui sont aujourd'hui leader ou du moins bien placée dans leur domaine/continent/pays comme Dacia qui commence à s'installer un peu partout dans le monde, Samsung qui commence à avoir une gamme assez fournie qui se vend plutôt pas mal (et qui construira le futur 4x4 Renault)...

n°11950986
ma.toto.es​t.fantasti   profil
modal insocial...
Profil : Pilote pro
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Posté le 13-09-2005 à 13:33:08  answer
 

Tex Mex a écrit :

 
Heu.... t'abuses pas un peu là ??? Sachant que Peugeot a quand même racheté pas mal de constructeurs (ne revenons pas sur la "destruction" du passé de Citroën :cyp: ) notamment Talbot, qui était une grande marque de prestige, pour badger des horreurs comme la Solara ou l'Horizon avec le destin que l'on connait...

Et aujourd'hui le "développement par soi-même" de Peugeot passe par des "collaborations" pour partager les dépenses et utiliser l'expérience et le matos des autres constructeurs, notamment Toyota pour les C1/107/Aygo ou Mitsubishi avec la plate-forme pour les futurs 4x4... Je n'appelle pas vraiment ça du "développement par soi-même"...
 
A côté, les marques de Renault ont été rachetées alors qu'elles n'étaient pas en grande forme, et qui sont aujourd'hui leader ou du moins bien placée dans leur domaine/continent/pays comme Dacia qui commence à s'installer un peu partout dans le monde, Samsung qui commence à avoir une gamme assez fournie qui se vend plutôt pas mal (et qui construira le futur 4x4 Renault)...




Renault aussi a tué alpine :p

n°11951223
Tex Mex   profil
Cheveux au vent...
Profil : Pilote semi-pro
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Posté le 13-09-2005 à 13:48:36  answer
 

ma.toto.est.fantasti a écrit :

 
Renault aussi a tué alpine :p




 
Alpine n'était pas grand chose quand Renault l'a acheté, et n'aurait pas été ce qu'elle a été sans Renault... Talbot aurait pu rester dans les (quelques) mémoires comme étant une grande marque de luxe de l'histoire de l'automobile... C'est un peu comme si Renault avait racheté Bugatti pour commercialiser sa Logan :ddr:
 
Quand j'ai vu ce week-end la Talbot T150 Figoni & Falaschi, une des plus belles voitures jamais construites à mon avis, je me suis vraiment dit que Peugeot avait démoli une part du passé en mettant dans la tête des gens Talbot = Solara, Horizon etc...
 
Bugatti n'a pas vraiment connu de fin heureuse non plus mais au moins ses propriétaires (ancien et nouveau... VW) utilisent ce nom pour créer des voitures d'exception.
D'ailleurs Renault a été dans la même situation que ces marques là, une grande marque de prestige avant-guerre (Nervastella, 40CV, Torpedo...) mais est devenue une marque populaire à la fin de la guerre avec la nationalisation.
 
Citroën a également été une grande marque avec notamment la Rosalie, puis la Traction ou la DS (la 2CV c'est à part...) qui ont marqué l'histoire de l'automobile... Et depuis le rachat par Peugeot ? Ce n'est qu'une marque "populaire" faite de clones de Peugeot, avec une image vieillote. La C6 va tenter de reconquérir le haut de gamme mais à mon avis dans la tête des gens il est trop tard, Citroën n'est plus vraiment associé au luxe, même si beaucoup ont encore des souvenirs de DS voire de Traction pour les plus agés ;)

n°11951605
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 13-09-2005 à 14:08:02  answer
 

Il faut savoir que la famille Peugeot et un noyau important d'actionaire ne souhaitent pas de rachat. Ils ont eu des grosses difficultés avec Citroen et Talbot qu'ils ne souhaitent pas refaire la même chose. Cela se comprend et le contexte économique est encore plus difficile que dans les années 70-80. De plus, une grande majorité de fusion-acquisition finisse mal. Le PDG de PSA n'a pas trop de choix et tant mieux.
 
Il faut reconnaitre que Renault se débrouille pas mal!

n°11957585
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 13-09-2005 à 20:26:32  answer
 

Voici un article concernant le prochain plan de Renault. On verra apparaitre les projets communs des deux entreprises.
 
 
Carlos Ghosn (RENAULT) donne RDV au marché le 9 février 2006
 
(AOF) - Renault a annoncé mardi que son Président Carlos Ghosn présenterait le 9 février 2006 le prochain plan triennal du groupe, en même temps que l'annonce des résultats financiers 2005.
 
Carlos Ghosn remplace depuis le mois de mai Louis Schweitzer au poste de Président de la Direction Générale de Renault. En tant que Président de la Direction Générale, Carlos Ghosn dispose "des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la société". Notamment, il élabore et met en oeuvre la stratégie de Renault après proposition au Conseil d'Administration.
 
Carlos Ghosn est souvent considéré comme un "tueur de coûts" ou un "coupeurs de tête" après les redressements réussis de Michelin aux Etats-Unis ou encore de Nissan au Japon, dont il conserve la présidence. Le contexte est différent à son arrivée chez Renault puisque le constructeur au losange affiche une belle santé. Les défis ne manquent cependant pas, parmi lesquels le renforcement de l'Alliance Renault-Nissan et le développement des volumes.
 
Son plan stratégique à trois ans est particulièrement attendu par la communauté financière.
 
 
(AOF) EN SAVOIR PLUS
 
ACTIVITE DE LA SOCIETE
Les activités du groupe Renault se répartissent entre sa branche automobile, qui procure plus de 95 % du chiffre d'affaires total, et la branche financière (RCI). Dans l'automobile, le groupe s'est largement développé à l'international ces dernières années. En se rapprochant du japonais Nissan, Renault est ainsi passé du 10ème au 4ème rang des constructeurs mondiaux. Le groupe a également racheté le roumain Dacia et le coréen Samsung.
 
Le groupe Renault compte plus de 350 sites industriels et commerciaux dans plus de 40 pays, et 131879 collaborateurs.
 
FORCES ET FAIBLESSES DE LA VALEUR
 
Les points forts de la valeur
- La nomination du redresseur de Nissan, Carlos Ghosn, à la Présidence de la Direction Générale du groupe en avril 2005 suscite beaucoup d'enthousiasme de la part des investisseurs.
- Renault détient désormais 44,4 % de Nissan : un investissement particulièrement fructueux, compte tenu du spectaculaire redressement du constructeur nippon. L'Alliance entre les deux constructeurs est également un réservoir de synergies à plus ou moins long terme.
- L'innovation est au c¤ur de la stratégie du groupe, ce qui lui procure une image de marque de qualité.
- L'endettement du groupe devrait être ramené à zéro d'ici fin 2005.
- Le groupe compte vendre environ 1 million de Logan à horizon 2010.
 
Les points faibles de la valeur
- La concurrence japonaise et coréenne sur le terrain des petites voitures met la pression sur les marges.
- L'abandon prématuré de l'Avantime, qui visait à concurrencer les routières allemandes, constitue un camouflet par rapport aux ambitions du groupe dans le haut de gamme. Les ventes de la VelSatis ne sont pas non plus à la hauteur des attentes.
- Le groupe, comme ses concurrents, souffre de la hausse du prix des matières premières.
- Nissan, très présent aux Etats-Unis, est fortement exposé au taux de change du dollar.
 
COMMENT SUIVRE LA VALEUR
- Pour suivre Renault, il est bien sûr indispensable de suivre l'évolution du marché automobile.
- Les taux d'intérêt jouent aussi leur rôle dans l'évolution des ventes de Renault. Une baisse des taux relance la capacité d'emprunt des ménages, et favorise la consommation.
- Dans une activité fortement consommatrice de main d'¤uvre, les évolutions sociales doivent être observées avec attention.
- Enfin, dans un contexte de guerre des prix, il convient de suivre la politique commerciale des différents constructeurs, notamment en matière de remises.

n°12139186
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 27-09-2005 à 10:13:55  answer
 

Carlos Ghosn a achevé le redressement de Nissan avant de fixer de nouveaux objectifs à Renault
LE MONDE | 23.09.05 | 13h30  •  Mis à jour le 23.09.05 | 13h30
 
 
De tous les objectifs que s'est fixés Carlos Ghosn, depuis six ans chez Nissan, la hausse des ventes de 1 million de véhicules en trois ans était sans doute celui sur lequel planait le plus d'incertitudes. A preuve : le PDG du constructeur japonais, qui a également pris la direction de Renault depuis avril, a attendu les tout derniers jours du délai qu'il s'était donné pour annoncer, jeudi 22 septembre, que le pari serait tenu.
 
Coïncidence, le même jour, un autre gaijin, c'est-à-dire un étranger en japonais, l'Américain Howard Stringer, annonçait une gigantesque restructuration chez un autre fleuron de l'industrie japonaise : Sony (Le Monde du 23 septembre). Le hasard n'est peut-être pas seul en cause. M. Ghosn, qui était administrateur de Sony jusqu'en avril, a sans doute joué un certain rôle dans la prise de conscience que le géant de l'électronique japonais, en difficulté, avait besoin à son tour d'une relance.
 
Chez Nissan, le Franco-Brésilien avait ouvert la voie dès 1999. Criblé de dettes, incapable de gagner de l'argent, le deuxième constructeur japonais était alors proche de la faillite. Après avoir réussi à faire renouer le groupe avec les bénéfices en moins de deux ans, M. Ghosn avait annoncé en 2002, à la surprise générale, que le constructeur nippon serait capable, les trois années suivantes, de vendre 1 million de véhicules supplémentaires, d'atteindre une marge opérationnelle sur chiffre d'affaires de 8 % et de ramener sa dette à zéro. Baptisé "180", ce plan était censé démontrer que non seulement Nissan pouvait se restructurer pour redevenir rentable, mais aussi que le groupe allait croître en même temps.
 
Les deux derniers objectifs étaient d'ores et déjà remplis. Totalement désendetté et affichant une marge opérationnelle de plus de 11 %, Nissan est devenu le constructeur automobile le plus rentable du monde, derrière le spécialiste du luxe, Porsche. Mais, souvent présenté comme un coupeur de coûts hors pair, M. Ghosn devait faire ses preuves sur le plan de la croissance. Plusieurs analystes financiers avaient estimé que, vu la conjoncture mondiale, augmenter les ventes de Nissan de 1 million de véhicules était proprement impossible.
 
M. Ghosn vient d'apporter la plus claire des réponses aux sceptiques. En rythme annuel, Nissan vend désormais 3,6 millions de véhicules dans le monde. L'essentiel de la croissance a été obtenu aux Etats-Unis, où les ventes ont bondi de 440 000 unités. Nissan, en attaquant le segment des gros 4 × 4 et pick-up, a réussi à tailler des croupières aux constructeurs américains, qui étaient jusque-là les champions de la spécialité. Le reste du monde ­ hors Japon et Europe ­ a également beaucoup contribué à la progression des ventes, avec 360 000 véhicules supplémentaires.
 
Toutefois, le Japon est resté en deçà des prévisions, a reconnu M. Ghosn, avec une hausse de "seulement" 180 000 véhicules.
 
Le PDG va pouvoir maintenant se consacrer au troisième plan triennal, annoncé cette année. L'objectif est de maintenir un rendement du capital investi de 20 %, de dégager "une des meilleures marges opérationnelles de l'industrie automobile" et de lancer 28 nouveaux modèles d'ici trois ans. Le groupe veut en outre développer la marque de luxe Infiniti au niveau mondial, notamment en Corée du Sud, en Chine et en Russie. A l'horizon 2009, Nissan espère ainsi vendre 4,2 millions de véhicules.
 
Une nouvelle fois, le pari semble osé. M. Ghosn a d'ailleurs évoqué, jeudi, son "pessimisme" au sujet du marché américain, où Nissan compte revoir ses prévisions de vente à la baisse pour les six prochains mois, en raison notamment des conséquences liées au cyclone Katrina.
 
Ce "pessimisme" peut également s'expliquer par l'envolée des prix du pétrole. Le prix moyen de l'essence aux Etats-Unis a augmenté de 48 %, comparé à 2004 à la même époque, a indiqué, jeudi, l'Association automobile américaine (AAA). L'arrivée du cyclone Rita sur les côtes du Texas pourrait, une nouvelle fois, provoquer des tensions sur le prix du baril.
 
Autre interrogation sur la capacité de M. Ghosn à tenir ses nouveaux objectifs : son emploi du temps surchargé depuis que, en plus de la direction de Nissan, le Franco-Brésilien a pris les rênes de Renault. Il doit d'ailleurs fixer au constructeur français des objectifs sur le même mode que celui adopté pour Nissan. Un plan triennal sera annoncé le 9 février 2006.
Stéphane Lauer
Article paru dans l'édition du 24.09.05

n°12204744
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 01-10-2005 à 18:46:58  answer
 

Comment Ghosn conquiert Renault
 
Arrêt d’un projet de voiture non rentable, opération commando pour débusquer les gisements de productivité... : en six mois, le nouveau patron a mis l’entreprise sous pression. Pour vaincre les dernières réticences, il va jouer la carte de la croissance
 
La scène se passe pendant le récent Salon de l’Automobile de Francfort. « Tel Louis XIV se déplaçant, entouré de sa cour, du château de Versailles jusqu’au Trianon », selon la description d’un observateur, Carlos Ghosn se rend du stand Renault à celui de Nissan, les deux entreprises qu’il préside désormais. Un journaliste force le barrage et l’interroge sur les conséquences de la hausse du prix de l’essence. Affolée, la jeune femme en charge de la communication personnelle du souverain le repousse: « Laissez-nous, on travaille. » L’époque de Louis Schweitzer est bien révolue. Les journalistes français n’en sont pas revenus: depuis qu’il a pris les rênes de Renault en avril dernier, Carlos Ghosn refuse tout contact avec eux, alors qu’il a accepté à Francfort de s’entretenir avec leurs confrères allemands et anglo-saxons.
Argument avancé: Ghosn élabore un plan de développement à trois ans qu’il présentera le 9 février prochain, en même temps que les résultats 2005. Pas question d’en laisser fuir des bribes, alors que celui-ci n’est pas arrivé à maturité. « En réalité, Carlos se méfie de la presse française, avec son côté irrationnel et affectif, dont il pense qu’elle est toujours influencée par son prédécesseur, avec lequel il veut rompre, assure un de ses proches, il ne veut être jugé que sur le concret, sur ses objectifs ambitieux et, ensuite, sur ses résultats. »
 
Difficile, donc, de savoir si la greffe va, chez Renault, aussi bien prendre que chez Nissan, où Ghosn s’est imposé de main de maître, en atteignant tous les objectifs qu’il s’était assignés (voir encadré). Bien que le successeur de Schweitzer ait déjà été numéro deux de Renault pendant trois ans, elle ne va pas de soi. Ce coup-ci, il déboule dans une entreprise en bonne santé – 6% de marge brute – déjà motivée par les objectifs ambitieux fixés par Schweitzer: 4 millions de voitures produites en 2010 contre 2,6 millions aujourd’hui ; et parce que le style Ghosn – y compris physique, avec ses chemises empesées, ses cravates brillantes et ses cheveux plus fournis d’une année sur l’autre – est en décalage avec la culture bobo de Renault, où l’on aime les tenues décontractées, les discours distanciés et la fausse modestie. « Ghosn aime ce qui brille, commente un récent converti, son ego est énorme, mais celui de Schweitzer l’était aussi. La différence est que Ghosn n’a pas la subtilité de le cacher. » Peut-être n’en a-t-il tout simplement pas l’envie.
 
« En réalité, il est typiquement américain, affirme Patrick Faure, auréolé de la victoire de Renault en F1, dont il a la charge. Sur la forme, il est du genre à boire deux scotchs à l’apéritif mais pas de vin à table. Sur le fond, comme les grands managers américains, il met tout son affect dans sa vie privée et aucun dans la sphère professionnelle. » Ancien camarade de promotion de Ghosn à Polytechnique, devenu son bras droit à Tokyo, aujourd’hui directeur du produit chez Renault, programmé pour présider demain Renault sous la houlette du big boss mondialisé, Patrick Pelata en convient: « Malgré notre proximité, si mes résultats ne sont pas à la hauteur, Carlos m’écartera sans aucun état d’âme », a-t-il confié à ses proches. Le premier sur la liste sera sans doute Patrick Le Quément, patron du design. Carlos Ghosn déplore en effet que la gamme Renault manque de voitures sportives et excitantes permettant d’engranger, en termes de vente et de marge, le succès obtenu en formule 1.
 
D’emblée le nouveau patron a subjugué ses administrateurs, pourtant tous choisis par son prédécesseur. « Il est bluffant de clarté, de concision et de charisme », affirme l’un d’entre eux. La plupart des hauts cadres ont, eux aussi, fait allégeance. « Je suis assourdi par le frottement des vestes qui se sont retournées », commente un directeur qui a gardé – momentanément sans doute – son sens critique. Chacun est à la fois admiratif pour le bonhomme, optimiste pour l’entreprise et… terrifié par son propre avenir en son sein. C’est le principal défi auquel le nouveau patron est confronté: peut-on passer sans dommage de la gestion par l’affect à la gestion par le stress ?
 
Sans attendre le 9 février, Carlos Ghosn a pris quelques décisions importantes dont chacun a compris la signification. Sur le plan industriel, il a d’abord choqué en refusant de lancer, telle qu’elle était conçue, la remplaçante de la Twingo, une décision qui coûte 60 millions d’euros. Une goutte d’eau, selon Ghosn, puisque telle qu’elle avait été conçue, cette voiture n’aurait rien rapporté à Renault, dans la meilleure des hypothèses.  
 
Pour lui, pas question de prendre en compte des notions d’image ou la nécessité de disposer d’une voiture d’appel, par exemple. Seule doit être prise en compte la rentabilité de chaque projet. Dans le même état d’esprit, Ghosn a annoncé aux commerciaux ébahis que chaque pays devra désormais contribuer aux bénéfices, faute de quoi Renault s’en retirera aussitôt.  
 
Autre décision industrielle passée largement inaperçue: le nouveau patron a choisi de fabriquer une nouvelle boîte de vitesses non pas à Cléon mais en Turquie. Là encore, seuls les coûts ont été pris en compte. Les choses sont désormais claires et assumées;tentent les intérêts de Renault, même s’ils ne coïncident pas avec ceux de la France.
 
Autre décision: la nomination de Marie-Françoise Damesin à la direction de la communication de Renault – désormais séparée de celle de Ghosn lui-même. DRH de Nissan Europe après avoir fait carrière chez Renault, elle n’a jamais exercé la moindre activité dans ce domaine sensible. « Cette femme est totalement loyale et totalement dénuée de finesse », assure un de ses anciens patrons. Chacun en a conclu que Ghosn mettait en œuvre la « stratégie du commando », qui lui a si bien réussi chez Nissan, en privilégiant la promotion de proches, sans s’attarder sur leur adéquation professionnelle au poste. Au contraire, à ses yeux, tout ce qui permet de porter un regard neuf est bon. Dans le même sens, des « équipes transverses » identiques à celles que Ghosn avait installées chez Nissan ont été lancées chez Renault. Composées de jeunes, libérées des contraintes hiérarchiques, elles doivent faire tomber les murs, casser les chapelles, débusquer les gisements de productivité. En attendant, les mauvais esprits les désignent comme les « Kmers rouges », tandis que Carlos est parfois affublé du surnom tantôt de « Pol Pot », tantôt de… « Dieu ».
 
Humour grinçant, résistance naturelle du village gaulois. Car ce qui se justifiait chez Nissan passe mal chez Renault où l’on estime ne pas avoir démérité. Surtout l’entreprise française craint de perdre son âme, en même temps que sa nationalité. On y présente volontiers Carlos comme « un César qui méprise le village d’Astérix ». Mais César est bien trop intelligent et bien trop informé pour ne pas anticiper le procès d’intention que certains lui font – y compris dans le monde politique. Il sait que Renault, depuis son origine, a été dopé à l’envie de croissance. Pour obtenir le « consensus actif » qu’il recherche, il va « surfer sur cette vague », confie son entourage. Le 9 février, Ghosn va donc assigner à Renault des objectifs de croissance – rentables, bien sûr – supérieurs à ceux affichés par son prédécesseur. Il ne restera plus qu’à les atteindre !
 
 
Carlos Ghosn. Né au Brésil en 1954, il a fait toute sa carrière dans l’automobile. D’abord chez Michelin au Brésil et aux Etats-Unis, il est à la tête de Nissan depuis 1999 et de Renault depuis avril 2005.
 
 
Airy Routier  
 
Renault : une entreprise bien française
 
En remportant, dimanche dernier, avec Fernando Alonso, le championnat du monde des pilotes de formule 1 (voir page 4), Renault a mis un terme à une frustration de vingt-deux ans: en 1983, Alain Prost avait raté le titre lors de la dernière course et Renault avait dû attendre 2001 pour revenir en F1, comme constructeur à part entière et non plus comme seul fournisseur de moteurs pour d’autres écuries. Renault est le premier constructeur de grande série à emporter le titre convoité. De quoi doper les ventes et motiver le personnel. Car Renault, en dépit d’une internationalisation menée tambour battant, reste une entreprise profondément française : si le marché français ne représentait plus, en 2004, que 28% des ventes globales de la marque, 53% des Renault (1,31 million de véhicules sur 2,47 millions) restent fabriquées en France, où sont employées 75 700 personnes, soit 58% des effectifs globaux.
 
Nissan : tous les objectifs sont atteints
 
Nommé par Renault, en 1999, à la tête du japonais Nissan, en situation de faillite, Carlos Ghosn a renoué avec les bénéfices en moins de deux ans. En 2002, il lance le « plan 180 » : « 1 » pour la vente d’un million de voitures supplémentaires ; « 8 » pour la marge brute de 8% du chiffre d’affaires et « 0 » pour une dette ramenée à zéro. Tous ces objectifs ont été atteints: la dette de Nissan a disparu ; sa marge opérationnelle a atteint les 11%, soit le niveau le plus élevé de tous les constructeurs automobiles mondiaux – excepté Porsche ; et ses ventes sont passées en trois ans de 2,6 à 3,6 millions de véhicules !

n°12260151
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 05-10-2005 à 20:04:47  answer
 

C. Ghosn (RENAULT) lorgnerait sur les américains GM et FORD
 
(AOF) - Selon l'hebdomadaire "Challenges", Carlos Ghosn envisage d'ouvrir l'Alliance Renault-Nissan à de nouveaux partenaires. Le dirigeant franco-brésilien étudierait une alliance avec General Motors ou Ford dont il a refusé, cet été, de devenir le président mondial, comme le lui proposait la famille.
 
Les deux constructeurs américains, dans une situation financière très délicate, affichent une capitalisation boursière voisine de 14 milliards d'euros, inférieure de 9 milliards à celle de Renault, et sans commune mesure avec les 43 milliards de Nissan, souligne "Challenges".
 
Le préalable à cette opération, qui se ferait par échange de titres et que Carlos Ghosn voudrait amicale, est la reprise au moins partielle des charges de retraite par le budget de l'Etat américain.

n°12287411
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 07-10-2005 à 17:30:25  answer
 

VERS UNE STAGNATION DU MARCHÉ AUTO EUROPÉEN EN 2006
 
 
Le marché européen devrait rester à la traîne du marché mondial en 2006, a aujourd'hui indiqué Carlos Ghosn à la presse. " En ce qui concerne le marché automobile européen, a déclaré le président de Renault, nous nous acheminons vers une période de stagnation. Le marché global devrait rester soutenu ".
 
Carlos Ghosn s'exprimait à l'occasion d'un point presse auquel était présent le Premier ministre, Dominique de Villepin, pour signer une convention de partenariat local entre le constructeur automobile et les pouvoirs publics. Au cours de cette rencontre, Dominique de Villepin a déclaré : " Nous ne prévoyons pas et n'avons pas de raison de modifier notre participation dans le capital de Renault ". L'Etat français détient encore environ 15,50% de Renault.

L'action Renault cède 1,40% à 77,40 euros.

n°12287457
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 07-10-2005 à 17:32:31  answer
 

Ghosn rêve d'une alliance avec Ford ou GM
 
07/10/2005 09:26 - Selon l'hebdomadaire Challenges, le patron des constructeurs français Renault et japonais Nissan, Carlos Ghosn, étudie de près une alliance avec l'un des géants américains General Motors ou Ford, actuellement dans une mauvaise passe financière.
 
M. Ghosn souhaiterait une opération amicale, prenant la forme d'un échange d'actions, et voudrait au préalable que l'Etat américain reprenne à son compte au moins une partie des charges de retraites du partenaire américain concerné.
 
Challenges dévoile également que l'actuel PDG de Renault-Nissan aurait été approché l'été dernier pour prendre la tête de Ford, mais il aurait décliné l'offre.
 
Une porte-parole du constructeur français a refusé de commenter ces informations, rappelant seulement que "Renault-Nissan s'est déjà dit ouvert à des partenariats, mais pas sous forme de rachat. Si des opportunités se présentent nous les analyserons, mais pour l'instant il n'y a pas de projets". Du côté de Ford, on se refuse par contre à tout commentaire.
 
Après avoir envisagé au printemps dernier un rachat de Daimler Chrysler, Carlos Ghosn aurait, semble-t-il, changé de cible en raison des capitalisations boursières en chute libre de GM et Ford.

n°12417604
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 18-10-2005 à 11:34:14  answer
 

Chapeau Renault
 
Extrait :
Le titre doit également faire plaisir à Louis Schweitzer. L’ancien Pdg de Renault avait accepté le retour de la marque en F1 quand voitures et moteurs peinaient au point d’essayer quelques sarcasmes qui n’étaient pas s’en rappeler ceux des grands débuts, en 1977. Schweitzer avait eu raison, à Carlos Ghosn de profiter du titre. Pour motiver ses troupes, pour vendre peut-être plus de Renault, pour lancer sans doute un modèle capable de surfer, le lundi matin, sur la vague du succès dominical.
 
Pour ne pas, non plus, manquer le virage qu’attend aujourd’hui tout constructeur automobile : donner une descendance au moteur à explosion. Car à l’heure où le V10 maison terrasse la concurrence, quand c’est à Renault que revient l’honneur de succéder à l‘ogre Ferrari, d’autres, tout aussi impliqués en F1, regardent l’avenir. C’est Toyota qui, battu sur la piste, prend une petite longueur d’avance avec la technologie hybride. Ce sont encore DaimlerChrysler,  BMW et GM qui s’associent pour faire progresser la pile à combustible. Quand on est Champion du monde, on ne peut que se lancer de tel défi.


Message édité par 2HavJC le 18-10-2005 à 11:34:40
n°12417644
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 18-10-2005 à 11:36:35  answer
 

Ghosn vigilant face à la hausse du pétrole
 
18/10/2005 10:05 - Le PDG de Renault Carlos Ghosn a déclaré dimanche lors d'une émission sur France Inter qu'il se préparait sérieusement à une éventuelle montée du prix du baril de pétrole, pouvant atteindre 100 dollars et plus : "Je n'y crois pas mais je m'y prépare" a-t-il toutefois nuancé par la suite.
 
"Nous développons différentes technologies et différents prototypes qui vont nous permettre de ne pas être surpris si un jour cette hypothèse d'un baril de pétrole à 100 ou 120 dollars devait se concrétiser. Franchement, je pense que c'est peu probable mais je dis qu'on n'a pas le droit de faire l'impasse", a ajouté M. Ghosn.
 
Pour Renault, cela passe en particulier par le développement des véhicules hybrides, des moteurs à pile à combustible, des moteurs Diesel avec filtres à particule ou encore des moteurs à essence avec injection directe.
 
"Les hypothèses d'une énergie chère impliquent pour un constructeur automobile d'être prêt avec une batterie de technologies", a conclu M. Ghosn.

n°12453460
glitter   profil
Profil : Vétéran confirmé
Posté le 20-10-2005 à 17:44:21  answer
 

Tex Mex a écrit :

 
Mais grâce à elle les USA sont en train de se lancer à fond dans l'hybride, au point que le gouvernement chercherait même à taxer les proprios pour le manque à gagner, étant donné qu'ils consomment moins donc rapportent moins à l'Etat :D




 
Oh le bon gros pipeau :D

n°12453967
Tex Mex   profil
Cheveux au vent...
Profil : Pilote semi-pro
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Posté le 20-10-2005 à 18:20:55  answer
 

glitter a écrit :

 
Oh le bon gros pipeau :D




 
Alors je t'invite à envoyer un courrier au Nouvel Observateur afin de leur exposer ton avis sur la question :W

n°12455255
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 20-10-2005 à 19:30:37  answer
 

Le 20/10/2005 à 14:09, 2HavJC a écrit :
Renault pourrait un jour construire la Logan chez Nissan
mercredi 19 octobre 2005 (Reuters - 15:40)par Michael Shields
 
TOKYO - Renault pourrait un jour utiliser les capacités de production de Nissan, dont il détient 44%, pour fabriquer son modèle à bon marché Logan, a déclaré à Reuters Patrick Pelata, directeur général adjoint et membre du comité exécutif du groupe automobile français.
 
La Logan est actuellement surtout construite par Dacia, filiale roumaine de Renault.
 
Patrick Pelata, notamment chargé chez Renault de la Direction du plan et des Directions de programmes véhicules, a toutefois souligné que ce modèle à prix réduit présentait un important potentiel dans d'autres pays où Renault est présent. Outre la Roumanie, il a cité le Brésil, le Maroc, la Colombie, la Russie, la Turquie, l'Inde et l'Iran.
 
"Des opportunités supplémentaires sont fournies par des pays qui paraissent intéressants pour la Logan, et où Nissan a des unités de production", a-t-il ajouté en marge du Salon automobile de Tokyo en citant l'Afrique du Sud, le Mexique, l'Iran et à terme la Chine.
 
Les chiffres de ventes de la Logan sont très supérieurs aux prévisions. Ils atteindront vraisemblablement 150.000 unités en 2005 et plus de 200.000 en 2006, mais les plans d'expansion actuels prévoient de porter la production de ce modèle à un million d'exemplaires par an.
 
PAS SEULEMENT POUR LES MARCHES EMERGENTS
 
Initialement conçu pour les marchés émergents, la Logan a aussi été lancée par Renault en Europe occidentale, où elle est considérée comme concurrençant avantageusement les voitures d'occasion, a indiqué Patrick Pelata.
 
Il a ajouté que Renault cherchait à développer sa capacité de production sur ce modèle et à élargir la gamme Logan, qui s'avère un produit solide alors que le haut de gamme Renault rencontre des difficultés.
 
Il s'est toutefois refusé à aller jusqu'à dire que la Logan constituait l'avenir de Renault.
 
"Je suis sûr qu'elle fait partie de l'avenir. Je ne suis pas sûr que ce soit dans une grande ou une petite proportion.", s'est-il borné à déclarer.
 
Il s'est également refusé à donner un aperçu du plan d'entreprise que Carlos Ghosn, président de Renault, présentera le 9 février.
 
Il a toutefois indiqué que des précisions seraient alors apportées sur la stratégie du groupe concernant le marché des petites voitures, après que Renault eut différé le lancement du modèle successeur de la Twingo en raison de la mévente de la Modus.
 
Quant à savoir si Carlos Ghosn annoncerait à cette occasion le lancement de la "Twingo II", il a simplement répondu :
 
"Oui, à moins que nous ne la construisions pas parce que nous aurons un meilleur projet."

 
Renault a récemment lancé la Clio III, fabriquée en France. La Clio II, modèle moins cher construit en Slovaquie, restera toutefois commercialisée pendant encore plusieurs années sous le nom de Campus.
 


Message édité par 2HavJC le 20-10-2005 à 19:33:52
n°12455261
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 20-10-2005 à 19:31:09  answer
 

Renault négocie avec deux villes pour sa future usine chinoise
mercredi 19 octobre 2005 (Reuters - 09:36)
 
CHIBA, Japon - Renault négocie avec deux villes, dont Canton, en vue de l'ouverture de sa future usine chinoise, déclare son président Carlos Ghosn.
 
"Il y a deux options", a expliqué le patron de Renault et de Nissan à la presse en marge du Salon automobile de Tokyo.
 
Une des villes, a-t-il dit, est Canton où la coentreprise chinoise de Nissan, Dongfeng Motor, est déjà implantée.
 
Renault, qui contrôle Nissan à hauteur de 44%, cherche à ouvrir une usine en Chine pour profiter de la forte croissance du marché automobile du pays le plus peuplé de la planète.
 
Ghosn a souligné que les activités de Renault seraient distinctes de Dongfeng Motor, coentreprise dont Nissan détient 50%. "Nous voulons être sûrs de ne pas brouiller les responsabilités", a-t-il expliqué.
 
Il s'est refusé à dire combien de temps pourraient durer les négociations, notant qu'il avait fallu plus de trois ans pour arranger la coentreprise de Nissan.
 
Ghosn a par ailleurs indiqué que Renault n'avait toujours pas de projet d'expansion aux Etats-Unis, ayant pour le moment d'autres priorités comme son développement en Inde, en Europe de l'Est et en Amérique du Sud.

"On ne va pas aux Etats-Unis comme cela. Il faut y consacrer toute son âme, tous ses rêves et tout le reste", a-t-il dit.
 
Louis Schweitzer, son prédécesseur à la tête de la firme au losange, avait déclaré cette année que Renault pourrait envisager de faire son retour aux Etats-Unis après 2010.


Message édité par 2HavJC le 20-10-2005 à 19:35:10
n°12455379
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 20-10-2005 à 19:37:38  answer
 

Commentaire:
Les choses ont l'air de bouger chez Renault en ce moment. LA twingoII n'est pas sur de sortir, la Logan a l'air d'avoir un role important dans la future stratégie Renault-Nissan, le développement vers l'asie, l'europe de l'est et l'amérique du sud sont des marchés d'expansion de l'entreprise. A suivre.

n°12467453
glitter   profil
Profil : Vétéran confirmé
Posté le 21-10-2005 à 17:37:37  answer
 

Tex Mex a écrit :

 
Alors je t'invite à envoyer un courrier au Nouvel Observateur afin de leur exposer ton avis sur la question :W




 
Et comment le "manque" de conso de quelques dizaines de milliers de voitures gènent les recettess américaines pour de l'essence pas taxé ?
 

Breton a écrit :

 
Renault et Nissan sont des marques complémentaires, donc l'intérêt de l'alliance est plutôt limité



 
C'est bien parce que les marques sont complémentaires que l'alliance a un interet.
 

Breton a écrit :

 
 d'ailleurs PSA a failli ne pas s'en remettre et la cohérence du groupe a mis 20 ans à prendre forme, depuis 5 ans :lol: Alors le merdier Renault Nissan n'est pas prêt de se résoudre ...




 
de la belle cohérence de notre ami Breton


Message édité par glitter le 21-10-2005 à 18:06:00
n°12467797
Tex Mex   profil
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Posté le 21-10-2005 à 18:03:26  answer
 

glitter a écrit :

 
Et comment le "manque" de conso de quelques dizaines de milliers de voitures gènent les recettess américaines pour de l'essence pas taxé ?




 
De l'essence pas taxée ? :voyons:
Parce que comme aux USA l'essence est moins chère elle est pas taxée ? :voyons:
 
Et la réflexion du gouvernement se fait sur le "moyen terme", en observant la tendance actuelle qui est la course à l'hybride, les ventes de Prius ont fortement augmenté, et beaucoup de constructeurs cherchent à leur emboîter le pas. Donc si une forte proportion d'américains roulaient en hybride, et donc consommaient bien moins que leurs énormes V8, ça représenterait une forte perte pour l'état américain ! Un peu comme en France, où la consommation a fortement baissé à cause de l'augmentation des prix, ce qui fait que même avec une plus grande marge (en gardant le même pourcentage de taxes), l'état ne gagne pas plus, voire moins...

n°12467926
glitter   profil
Profil : Vétéran confirmé
Posté le 21-10-2005 à 18:14:02  answer
 

Tex Mex a écrit :

 
De l'essence pas taxée ? :voyons:
Parce que comme aux USA l'essence est moins chère elle est pas taxée ? :voyons:



 
Largement moins et ces recettes sont bien moins stratégiques qu'au USA.
Bref, je m'en fait pas trop pour eux.
 

Tex Mex a écrit :

 
 
Et la réflexion du gouvernement se fait sur le "moyen terme", en observant la tendance actuelle qui est la course à l'hybride, les ventes de Prius ont fortement augmenté, et beaucoup de constructeurs cherchent à leur emboîter le pas. Donc si une forte proportion d'américains roulaient en hybride, et donc consommaient bien moins que leurs énormes V8, ça représenterait une forte perte pour l'état américain ! Un peu comme en France, où la consommation a fortement baissé à cause de l'augmentation des prix, ce qui fait que même avec une plus grande marge (en gardant le même pourcentage de taxes), l'état ne gagne pas plus, voire moins...




 
Et c'est pour ca que la Californie et même Bush pousse l'hydrogène ?

n°12468017
funboy2b   profil
Spoileur
Profil : Pilote confirmé
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Posté le 21-10-2005 à 18:19:55  answer
 

Tout simplement la fusion a permis a Renault d'etre le groupe le plus complet en matiere d'autos :oui:
Il y a:
Renault: Marché européen, milieu de gamme.
Nissan: Marché Japonais, americain, et un peu européen, milieu de gamme
Dacia: Marché européen, bas de gamme
Samsumg: Marché Asiatique, bas de gamme
Infiniti: Marché americain, marché Européen bientot, haut de gamme.

n°12468229
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 21-10-2005 à 18:34:24  answer
 

L'intérêt de la fusion va commencer à être interessante dans les années à venir. Nissan a remonté et lance des nouveaux produits interessant qui marche trés bien. Chez Renault, la Logan va jouer un rôle important à l'internationale.
 
Courant février, Carlos Ghosn va présenter son plan pour Renault et il doit avoir des projets interessants pour l'alliance. Le potentiel de l'alliance est énorme s'il est bien exploité

n°12468686
Tex Mex   profil
Cheveux au vent...
Profil : Pilote semi-pro
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Posté le 21-10-2005 à 19:02:22  answer
 

glitter a écrit :

 
Et c'est pour ca que la Californie et même Bush pousse l'hydrogène ?




 
L'hydrogène est tout à fait taxable, sachant qu'il sera probablement produit par les USA eux-mêmes (enfin j'imagine). Donc à la limite si ils peuvent généraliser un carburant alternatif moins polluant mais tout aussi rentable pour eux, pourquoi refuser ?...
 
La solution serait de produire de l'hydrogène à domicile, avec par exemple un électrolyseur fonctionnant à l'énergie solaire (projet sur lequel bosse un de mes profs de fac) qui permettrait ainsi de conserver une certaine indépendance vis à vis des réseaux de distribution, car la totalité de l'hydrogène créé servirait pour le chauffage et l'électricité l'hiver (plus éventuellement un supplément fourni par GDF ou autre...) et renvoyer l'excédent de production l'été par ce même réseau, pour pouvoir stocker ce gaz très volatil et dangereux...
 
J'avoue que je crois peu à cette solution mais bon, mon prof semble convaincu...

n°12469003
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 21-10-2005 à 19:22:58  answer
 

As tu un site à donner à ce sujet.

n°12469303
Tex Mex   profil
Cheveux au vent...
Profil : Pilote semi-pro
Avatar
Posté le 21-10-2005 à 19:49:18  answer
 

Je ne sais pas si il y a un site parlant de ça... Je sais juste que mon prof bosse en collaboration avec Renault, qui a un bureau d'étude au Technocentre sur ce domaine, et qui apparemment penche plus pour une pile à combustible alimentée en hydrogène par reformage du bioéthanol, au moins le temps de résoudre les problèmes de production et de stockage de l'hydrogène.
 
J'ai trouvé ceci sur le site du CEA, qui parle de la solution de reformeur et des électrolyseurs en autres. Il y a également une brève explication sur le fonctionnement d'une PAC, pour ceux qui ne connaissent pas encore.

n°12469999
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 21-10-2005 à 20:49:19  answer
 

merci pour l'info.
C'est pour quand une premiere application industrielle.

n°12470061
formule av​oine   profil
Profil : Membre confirmé
Posté le 21-10-2005 à 20:52:49  answer
 

Un V6 correct?
(je sais c'est simple comme reponse mais j'ai pas envie de developper aller au revoir lol)
<je sors ^^

n°12470230
Tex Mex   profil
Cheveux au vent...
Profil : Pilote semi-pro
Avatar
Posté le 21-10-2005 à 21:02:32  answer
 

2HavJC a écrit :

 
merci pour l'info.
C'est pour quand une premiere application industrielle.




 
Mon prof pense à une application de la pile à combustible et de ce système d'électrolyseur personnel dans les 5 ans à venir. Ca me paraît très optimiste, et à mon avis il faut oublier pour l'instant la partie "redistribution à GDF" qui est bien trop compliquée... Il m'a dit "tout ce que je vois marche, donc pourquoi pas les lancer dans un avenir proche"...
 
Enfin bon, seul le temps nous le dira, mais je verrai plutôt la solution hybride-thermique se développer afin de réduire la consommation de pétrole et faire durer les réserves, le temps que ces nouvelles technologies soient réellement au point. L'avantage de l'hybride est également que ça fiabilisera les systèmes électroniques et de batterie, car aujourd'hui l'électronique pose pas mal de problèmes, donc un véhicule 100% électrique et commandé par électronique, ça ne m'inspire pas tellement confiance...

n°12520089
2HavJC   profil
Profil : Pilote
Posté le 25-10-2005 à 19:31:38  answer
 

[url=http://www.liberation.fr/page.php?Article=333321]
Les CA de PSA et de Renault attendus en hausse au 3e trimestre[/url]
 
 PARIS - Renault devrait annoncer mercredi soir une hausse de 3,4% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, une évolution un peu plus favorable que celle de PSA Peugeot Citroën qui devrait faire état le lendemain soir d'une progression de 1,9%.
 
Cependant, sur le plus long terme, les analystes financiers estiment que PSA, avec les effets attendus du renouvellement de sa gamme, est dans un cycle plus favorable que son concurrent français qui, après plusieurs années fastes, est à son tour confronté au vieillissement de ses modèles.
 
Et la plupart soulignent que la hausse des ventes de Renault sera essentiellement le fait de ses filiales - le roumain Dacia et le coréen Samsung - qui compenseront une baisse des ventes de voitures de la marque Renault.
 
"Le cycle des produits de Renault est sur une pente descendante, une évolution qui devrait continuer à s'accélérer", a estimé Harald Hendrikse, analyste chez CSFB.
 
La gamme Mégane/Scénic, lancée en 1996, commence à montrer des signes d'essoufflement après avoir été pendant plusieurs années le modèle le plus vendu en Europe occidentale.
 
Le minimonospace Modus, commercialisé depuis septembre 2004, enregistre des performances, de l'avis même du constructeur, bien en-deça de ses attentes. Et le lancement de la nouvelle Twingo a été reportée à 2007.
 
Dans l'immédiat, Renault compte sur la nouvelle Clio - la Clio III, mise sur le marché en septembre, pour prendre le relais des ventes.
 
Carlos Ghosn, arrivé la tête de l'entreprise début mai, présentera le 9 février prochain, à l'occasion des résultats annuels du constructeur, un plan sur trois ans.
 
De son côté PSA, après deux années de transition pour cause de gamme vieillissante, sort la tête de l'eau avec les lancements successifs de la Peugeot 407, de la Peugeot 1007, de la Citroën C4, de la Peugeot 107 et de sa soeur jumelle la Citroën C1.
 
Olivier Pouteau (Oddo Securities) a souligné qu'entre mi-2005 et mi-2007 le constructeur aura renouvelé les deux tiers de sa gamme.
 
Pour l'instant, le parcours boursier de Renault surfe encore sur bonnes performances des deux dernières années, avec un titre qui progresse de 19% depuis le début de l'année contre seulement 13% pour le titre PSA, le DJ Stoxx des valeurs automobiles européennes gagnant 18% sur la période.

n°12540442
bonounours   profil
Profil : Vétéran confirmé
Avatar
Posté le 27-10-2005 à 00:10:50  answer
 

2HavJC a écrit :

 
[url=http://www.liberation.fr/page.php?Article=333321]
Les CA de PSA et de Renault attendus en hausse au 3e trimestre[/url]
 
 PARIS - Renault devrait annoncer mercredi soir une hausse de 3,4% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, une évolution un peu plus favorable que celle de PSA Peugeot Citroën qui devrait faire état le lendemain soir d'une progression de 1,9%.
 
Cependant, sur le plus long terme, les analystes financiers estiment que PSA, avec les effets attendus du renouvellement de sa gamme, est dans un cycle plus favorable que son concurrent français qui, après plusieurs années fastes, est à son tour confronté au vieillissement de ses modèles.
 
Et la plupart soulignent que la hausse des ventes de Renault sera essentiellement le fait de ses filiales - le roumain Dacia et le coréen Samsung - qui compenseront une baisse des ventes de voitures de la marque Renault.
 
"Le cycle des produits de Renault est sur une pente descendante, une évolution qui devrait continuer à s'accélérer", a estimé Harald Hendrikse, analyste chez CSFB.
 
La gamme Mégane/Scénic, lancée en 1996, commence à montrer des signes d'essoufflement après avoir été pendant plusieurs années le modèle le plus vendu en Europe occidentale.
 
Le minimonospace Modus, commercialisé depuis septembre 2004, enregistre des performances, de l'avis même du constructeur, bien en-deça de ses attentes. Et le lancement de la nouvelle Twingo a été reportée à 2007.
 
Dans l'immédiat, Renault compte sur la nouvelle Clio - la Clio III, mise sur le marché en septembre, pour prendre le relais des ventes.
 
Carlos Ghosn, arrivé la tête de l'entreprise début mai, présentera le 9 février prochain, à l'occasion des résultats annuels du constructeur, un plan sur trois ans.
 
De son côté PSA, après deux années de transition pour cause de gamme vieillissante, sort la tête de l'eau avec les lancements successifs de la Peugeot 407, de la Peugeot 1007, de la Citroën C4, de la Peugeot 107 et de sa soeur jumelle la Citroën C1.
 
Olivier Pouteau (Oddo Securities) a souligné qu'entre mi-2005 et mi-2007 le constructeur aura renouvelé les deux tiers de sa gamme.
 
Pour l'instant, le parcours boursier de Renault surfe encore sur bonnes performances des deux dernières années, avec un titre qui progresse de 19% depuis le début de l'année contre seulement 13% pour le titre PSA, le DJ Stoxx des valeurs automobiles européennes gagnant 18% sur la période.




 
Les vrais chiffres et commentaires de Renault au lien suivant :
 
http://www.renault.com/datamedia/doc/mediarenaultcom/fr/10350_CommuniqueCA_-_FR.pdf
 
"Sur les neufs premiers mois de 2005,  
 
Renault réalise un chiffre d&#146;affaires de 30 866 millions d'euros  
 en hausse de 2,9%"
 
 
Chacun en tirera ses propres conclusions...
 
:bah:


Message édité par bonounours le 27-10-2005 à 00:16:30
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