Une polo ? une Corolla ? une civic ?
VOLKSWAGEN POLO IV
La quatrième Polo fait très fort en matière de finition et d’habitabilité. Mais attention à ne pas surpayer en occasion cette voiture affichée très cher sur le marché du neuf.
Date de sortie : décembre 2001
Restylage non effectué
Parc en circulation : 90 000
MECANIQUE : Cette polo a inauguré de nouveaux trois cylindres à essence 1.2, déclinés en deux puissances : 55 et 65 chevaux. La première version, trop molle, est à oublier. La seconde – la plus répandue à l’heure actuelle – est plus séduisante grâce à son caractère enjoué, mai sa consommation urbaine est assez élevée. Le 1.4 16V de 75 chevaux est cependant plus recommandé pour un usage routier, malgré un certain manque de souplesse. Un défaut encore accentué sur le 1.4 16V de 100 chevaux à éviter.
Coté diesel, le SDI est à la peine face au poids de la Polo : mieux vaut passer au 1.4 TDI, ou même, si possible, au 1.9 TDI.
FINITION : Côté qualité perçue, la Polo place la barre très haut. Les matériaux employés inspirent confiance, les assemblages sont des plus rigoureux, et la finition atteint des sommets inconnus dans la catégorie. Et si l’ambiance à bord n’est toujours pas d’une grande gaieté, la surface vitrée généreuse et le dessin moderne de la planche de bord remontent le moral des passagers. Le conducteur apprécie quant à lui la position de conduite, facile à trouver grâce aux multiples réglages à trouver grâce aux multiples réglages du siège et du volant.
HABITACLE : En affichant 3.89 m de longueur, la Polo commence à frapper aux portes du segment supérieur. Résultat, son habitabilité est excellente, au point qu’une petite famille peut très bien se satisfaire de ses services. L’espace aux jambes des places arrière, notamment, est l’un des plus généreux de la catégorie. Les sièges sont plus fermes que ceux des rivales françaises, mais restent confortables et maintiennent correctement le corps. Le coffre est plutôt spacieux, toutefois la banquette fractionnable n’est pas en série sur toutes les versions. Généralement, l’équipement de série n’est d’ailleurs pas très abondant comparé au prix élevé de l’auto, même en occasion.
AGREMENT : Par rapport à sa devancière, la petite VW s’est achetée une conduite. Ses suspensions restent assez souples tout en contenant nettement mieux les mouvements de caisse, et la qualité de filtrage se révèle en très net progrès.
Le comportement routier apparaît sain et très équilibré, à défaut d’être amusant. Le freinage est excellent, et la direction (assistée sur toutes les Polo IV) est douce et précise. Reste que la Polo est moins à l’aise dans les plus petites rues que nombre de ses rivales en raison de son encombrement important.
Ses + : Habitabilité – finition – comportement routier sain – moteurs 1.2 65 ch. et TDI 100
Ses - : Tarifs encore élevés en occasion – lacunes d’équipement – moteurs 1.2 de 55 ch. et SDI.
Le meilleur choix : 1.9 TDI 100. Plutôt que le 1.4 TDI bruyant, mieux vaut franchir le cap et passer au TDI 100, disponible lui aussi depuis le lancement. S’il se montre plus gourmand en ville, il est aussi nettement moins grondant tout en offrant des performances excellentes.
TOYOTA COROLLA
Date de sortie : janvier 2002
Date de restylage : juillet 2004
Parc en circulation : 19000
MECANIQUE : Apparue dès la commercialisation de cette génération, le moteur à essence de 100 chevaux cumule de nombreuses qualités, surtout en seconde main. Plus répandue que la 100 VVT-i, la Corolla 110 VVT-i offre aussi un bien meilleur agrément de conduite. En effet, le couple étant suffisant, il est ici inutile de « monter dans les tours » pour avoir du répondant. Du coup, les performances affichées sont très correctes, le niveau sonore reste acceptable, et la consommation demeure mesurée. Enfin, la fiabilité s’avère très bonne. Un bon choix pour qui n’est pas un gros rouleur.
FINITION : Chez Toyota, la finition est très variable d’un modèle à l’autre. Mais la Corolla, modèle phare pour le constructeur (et championne du monde de la fiabilité), a bénéficié d’un soin évident. En s’inspirant des productions germaniques, cette 9ème génération a hérité de plastiques moussés sur la planche de bord, plutôt flatteurs à l’œil et au toucher. Aussi, l’ensemble du mobilier est bien assemblé et ne génère aucun bruit parasite. Toutefois quelques détails agacent : présence de plastiques bas de gamme, placés dans les parties basses de l’habitacle.
HABITACLE : La Corolla sait recevoir aux places avant, c’est hélas un peu moins le cas à l’arrière, où l’habitabilité se situe juste dans la moyenne. Cela étant, le conducteur est choyé, bénéficie d’une bonne position de conduite ergonomique, assez intuitif. Dommage que la radio souffre d’une mauvaise réception.
Aussi, sur la finition de base (Linéa Terra), les équipements de confort sont moins nombreux que chez les concurrents (l’ancien modèle faisait mieux). Pour bénéficier d’un bon niveau d’équipement, mieux vaut opter sans hésiter pour la Linéa Sol. Bref, la Corolla peut mieux faire dans ce domaine.
AGREMENT : Douce et plaisante à conduire, la Corolla illustre bien les progrès réalisés par Toyota en la matière. La tenue de route, sûre et précise, même sur une route sinueuse au revêtement dégradé, participe au bien être à bord. Les irrégularités de la chaussée sont bien filtrées, et l’insonorisation est correcte. Cerise sur le gâteau : cette belle efficacité ne se fait pas au détriment du confort. Enfin, même avec le petit D-4D de 90 chevaux, les performances sont très correctes. Bien sûr, le « must » pour exploiter le châssis de la Corolla reste le D-4D de 116 chevaux, combinant performances et sobriété.
Ses + : qualités de fabrication – fiabilité – diesels sobres et performants – tenue de route – tarifs attractifs
Ses - : manque d’image – moteur TS trop pointu – niveau d’équipement
HONDA CIVIC
Nettement moins séduisante que par le passé, la Civic a perdu en charme ce qu’elle a gagné en habitabilité. Mais son châssis manque parfois de rigueur.
Date de sortie : avril 2001
Date de restylage : décembre 2003
Parc en circulation : 8500
MECANIQUE : A l’exception de la tonitruante version Type-R, armée d’un 2.0 16 S VTEC de 200 chevaux, la Civic n’a pas la prétention « d’arracher » le bitume. Ses autres moteurs à essence arborent en effet un tempérament plus placide. Entre les 1.4i et les 1.6i, mieux vaut opter pour ce dernier, qui offre une meilleure souplesse. Dans tous les cas, la sobriété est au rendez vous, mais l’insonorisation réclame plus de soins. Les gros rouleurs partiront quant à eux à la recherche d’une version diesel. Toutes les Civic se caractérisent par une commande de boîte très agréable.
FINITION : Honda n’a pas offert à la Civic la finition qu’elle méritait. En effet, si l’assemblage apparaît correct, les plastiques rigides et brillants utilisés dans l’habitacle sentent les petites économies. Quant aux selleries recouvrant les assises et les contre-portes, elles semblent bien légères. Heureusement, l’importante surface vitrée de cette mono berline et son habitacle bourré d’espaces de rangement redonnent du baume au cœur à ses occupants. Enfin, l’ergonomie est soignée, avec des commandes idéalement placées.
HABITACLE : Voiture à la mode du célibataire un brin frimeur dans les années 90, la Civic s’est muée en familiale accomplie au tournant du siècle. Effectivement, l’habitabilité se trouve parmi les plus vastes de la catégorie, avec notamment un espace aux jambes étonnant à l’arrière et une garde au toit généreuse.
Côté astuces d’aménagement, la Civic possède un plancher totalement plat, d’autant plus dégagé qu’il n’est pas encombré par le levier de vitesses. Plus basse de 5 cm et plus courte de 14 que la cinq portes, la trois portes affiche un coffre plus petit et une banquette arrière un peu moins spacieuse. Cette variante reste cependant assez rare en occasion.
AGREMENT : Le bilan agrément diffère selon les variantes. Mollement suspendue, la cinq portes manque de rigueur, et devra être cantonnée à une utilisation paisible. La trois portes, aux suspensions plus fermes, apparaît plus efficace. L’exclusive Type-R, quant à elle, sacrifie tout bonnement le confort à la sportivité dure : il en résulte un comportement routier remarquable, mais au prix d’un inconfort qui la réserve à un public averti.
Sinon, le rayon de braquage trop grand, quelle que soit la carrosserie, est un gros handicap en ville.
Ses + : Habitabilité – moteurs sobres – coffre de la cinq portes – discrétion du diesel CTDI
Ses - : Finition perfectible – banalité du style extérieur – comportement routier de la cinq portes.