Je viens de découvrir cette file que j'ai lue en entier (si, si...
). Je salue les efforts de bg45 pour fournir de la documentation technique détaillée... sauf que comme d'habitude, à force de se noyer dans les détails il n'a pas l'air de comprendre l'essentiel. Et il montre au passage en reprochant aux autres leur manque de rigueur technique, leur absence de culture scientifique et j'en passe, que c'est lui qui n'a pas compris comment fonctionne une voiture hybride comme la Prius. Faut croire qu'il ne veut vraiment pas comprendre, puisque même les références qu'il donne prouvent le contraire de ce qu'il dit...
J'ai relevé dans ses interventions :
Citation :
Exemple: concernant le système de récupération d'énergie pendant le freinage, es tu en mesure de me quantifier suivant le contexte défini les prestations de ce système ? Avoue qu'il est toujours facile de relayer des affirmations que d'essayer de les étudier en détails...
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Oui, la quantification est très facile puisque l'écran d'une Prius affiche par tranche de 50 Wh l'énergie récupérée. Comme d'autres l'ont dit, entre 0 et 200 Wh par tranche de 5 min dans les conditions de conduite habituelles. Il est peut-être possible de faire plus (surtout avec la Prius actuelle qui est plus efficace que l'ancienne sur ce point) mais ne l'ayant pas testée sur des milliers de kilomètres je ne peux pas le dire. Par contre sur la mienne (NHW11), j'ai fait des mesures car je ne me contente pas d'affirmer des choses en l'air. Désolé de me citer, mais ceux qui veulent des chiffres pourront en trouver là, en particulier à partir de la page "quelle énergie récupérée" (liens à gauche). Où je montre en particulier que 8 km de descente sur route de montagne donnent droit à environ 4 km "gratuits" sur le plat.
Citation :
Est tu en mesure de me démontrer que la solution hybride est LA solution au regard de ce que j'ai déjà expliqué dans ce topic et d'en d'autre à savoir:
- les chiffres publiés sont des chiffres normalisés en ne correspondent pas à une situation réel. Il suffit de regarder la definition du cycle. Partie 2.
Conséquence: le concept de l'hybridation est avantagé dans les mesures "normalisé". Quand est-il réellement ? Il suffit d'observer des différentes prestations suivant les différents cycles routiers normaliser afin d'observer l'influence du cycle. Quand à un cycle routier réelle...
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Personne ne dit que l'hybridation exclut les autres solutions, puisque précisément son intérêt est d'additionner ses avantages aux progrès faits par ailleurs (meilleur rendement, meilleure dépollution des moteurs thermiques). Quant aux chiffres "officiels" de consommation, n'importe quel possesseur de Prius sait qu'au contraire les chiffres normalisés correspondent bien plus à la réalité que pour une voiture conventionnelle. Je me moque de savoir comment sont établies les consommations normalisées quand je sais que l'usage tout à fait normal de ma voiture les reproduit à 2% près (5,2 l/100 réels contre 5,1 annoncés) sur plus de 60 000 km. Et que je peux même faire bien mieux quand les conditions s'y prêtent :
Maintenant venons-en aux erreurs manifestes :
Citation :
Tout d'abord, ce n’est pas le fait de freiner qui permet une grande récupération d ‘énergie (puisqu’une partie se fait via dissipation par frottement plaquette/disque), c’est surtout le fait de reproduire le frein moteur des véhicules thermiques classiques via moteur/générateur électrique. Imaginez vous freiner en ville. Seul le système hydraulique via plaquette / disque de frein permet d’éliminer rapidement l’énergie cinétique, non pas le reproduction d’un frein moteur. Heureusement pour les piétons … L’élimination se faisant via le système du freinage.
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Si, sur une Prius, c'est bien le fait de freiner qui permet une bonne partie de la récupération d'énergie, tout simplement parce que la pédale de frein n'en est pas vraiment une, c'est juste une "commande de ralentissement" à partir de laquelle l'ordinateur de freinage va se débrouiller pour ralentir la voiture en utilisant en priorité le freinage électrique et pas les plaquettes de frein. Certes, la capacité de ralentissement purement électrique est limitée (entre autres par la puissance d'entrée de la batterie soit une vingtaine de kW) mais cela suffit largement à l'essentiel des ralentissements pourvu qu'on n'ait pas une conduite de type "goret", style "Ibiza TDI jaune avec jantes chrome et "A" sur la vitre arrière".
A voir tes remarques sur la nécessité de "freinages hard" pour la conduite en ville, bg45, je vais finir par me demander si ce n'est pas ce que tu conduis...:roll:
Continuons dans l'à-peu-près :
Citation :
Donc quand on me dit que l’énergie récupéré est supérieur en ville qu ‘en cycle routier : cela est faux. Pourquoi ? à cause du contexte.
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Ah, ce fameux contexte cher à bg45... eh bien, tous les conducteurs de Prius pourront te confirmer qu'il dit exactement l'inverse de ce que tu avances !!
Citation :
Sur une Prius, on récupère environ 0.1- 0.15 Ah lors d’une décélération de 120 à 0 Km/h.
Soit 45 - 65 Wh environ…sur le mode D.
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Faux et archi-faux. Pas la peine de citer les résultats du rapport LTE 9925 de l'INRETS (sur une Prius de 1999 soit un modèle NHW10) si c'est pour les déformer et ignorer leur contexte, justement. D'abord, les chiffres cités correspondent à une décélération de 100 à 10 km/h. Ensuite, cette décélération est obtenue sans action sur la pédale de frein, qui permettrait la plus grande partie de la récupération d'énergie. Le simple fait de relâcher l'accélérateur sur une Prius ne produit qu'un faible courant de charge de la batterie, rien à voir avec celui obtenu en appuyant sur le frein.
Bref, tout ce que bg45 réussit à démontrer, et malgré les intéressants liens et copiés-collés qu'il fait, c'est qu'il s'acharne à dénigrer une technique qu'il ne comprend manifestement pas. Et même en terme d'écobilan, une de ses marottes préférées, puisque dans une des publications qu'il a citées (à partir de la page 26) le bilan écologique des batteries proposées pour les véhicules hybrides est largement positif : p.40 par exemple, pour des batteries appelées "NiMH-LT" correspondant en gros à ce qui est utilisé actuellement dans une Prius, on estime que leur utilisation sur le cycle de vie choisi (10 ans et 120 000 miles soit 193 000 km, à raison d'une durée de vie de 5 ans pour la batterie) conduit à une surconsommation d'énergie de 13,57 millions de BTU (ah ces anglo-saxons...
) soit environ 4000 kWh, ou encore le contenu énergétique (thermique) de 400 litres de carburant. Sachant que sur 200 000 km une voiture consommant 5 litres aux cent aura consommé 10 000 litres de carburant, on peut comparer...
Quant aux diverses pollutions liées à leur fabrication, elles dépendent essentiellement du soin apporté aux process et des réglementations en cours : une pollution localisée et clairement identifiée peut toujours être réduite à pas grand-chose si on s'en donne les moyens, contrairement aux pollutions diffusées dans l'atmosphère à l'utilisation de la voiture. Ce n'est qu'une question de volonté et de coût.
Enfin bref, je vais certainement être accusé de "pur trollage" et de remarques "non constructives" voire "pas argumentées", mais ce qui me frappe le plus c'est l'aveuglement de bg45 qui persiste à ne pas voir (puisque le sujet de cette file est bien l'écologie et l'automobile) que la technologie hybride est actuellement la seule qui nous permette d'envisager d'abandonner progressivement le pétrole pour les transports routiers. Pas avec une Prius standard actuelle peut-être, mais on n'en est pas loin...
Quelle est l'utilisation principale de la voiture faite par le français moyen ? Petits trajets quotidiens, plus quelques virées plus lointaines à l'occasion. A-t-il besoin de plus de 500 km d'autonomie tous les jours ? Non. 50 à 60 lui suffiraient largement la plupart du temps. Or c'est ce qui est déjà réalisé en mode électrique pur pour des déplacements urbains avec une Prius modifiée où la batterie d'origine est remplacée par une de 9 kWh logeant dans le double-fond du coffre.
Maintenant, regardons ce qu'on peut aujourd'hui tirer d'une petite installation photovoltaïque individuelle (10 m²), grâce au site de ce particulier qui habite un appartement à Grenoble. La page des bilans indique qu'il en tire plus de 1000 kWh par an. A raison de 200 Wh par kilomètre pour des trajets urbains à faible vitesse, ça représente plus de 5000 km annuels d'utilisation d'une Prius...
Certes dans ce cas il ne pourra plus utiliser cette électricité pour son logement !
Mon petit calcul ne vise qu'à démontrer qu'en tenant compte de l'utilisation réelle d'une voiture (nombreux petits trajets), la voiture solaire existe déjà grâce à la technologie hybride, même si ce n'est qu'à titre partiel. En effet au fur et à mesure que les prix des installations photovoltaïques et des batteries baisseront, il paraîtra de plus en plus aberrant d'utiliser une technologie bruyante et polluante basée sur une ressource fossile (le moteur thermique classique) quand pour la majorité des utilisations quotidiennes l'énergie solaire suffit.
Tout ça n'interdit pas bien sûr de remettre en cause l'utilisation de l'automobile elle-même, inutile voire nuisible dans bien des grandes villes, et de militer pour le vélo ou les transports en commun.
Mais j'espère qu'un jour certains comprendront que le "downsizing" (moi qui parle français, je dis miniaturisation...
) ne joue pas sur le même plan que l'hybridation. 