Une récupération plus complète que la suralimentation traditionnelle a été envisagée. Il s’agit de transformer une partie de l’énergie utilisée par la turbine en énergie mécanique et quelquefois aussi électrique. Dans ce cas, la turbine est également liée à l’arbre de sortie du moteur. On a alors affaire à un véritable moteur mixte : moteurs à pistons et turbo-moteur ou turbomachine mais l’essentiel de l’énergie est quand même fournie par le moteur à pistons.
Un problème se pose : le couplage moteur / turbine est très délicat compte tenu des différences de vitesses entre ces deux éléments (7000 tours max et 220000 tours max). Il nécessite donc un réducteur lourd et encombrant ainsi qu’un coupleur hydraulique.
Cette solution a été envisagée dans l’aéronautique pendant la seconde guerre mondiale sur le chasseur lightning P38.
Voici le principe :
A : l’air est compressé. Prochaine étape : l’échangeur.
B : détente des gaz d’échappement dans la turbine.
C : gaz de sorties après détente dans la deuxième turbine.
D : poulie de vilebrequin
1 : compression de l’air
2 : deuxième turbine
3 : coupleur hydraulique : il égalise en permanence les variations de vitesses entre vilebrequin et turbine)
4 : réducteur
Une récupération et conversion énergétique supplémentaire peut être envisagée par la production d’énergie électrique grâce avec la vitesse de rotation compresseur / turbine.
L’alimentation de systèmes électriques annexes peut ainsi être envisagé avec l’utilisation d’accu. (Contexte du MEI : More electric Initiative)
Avec le turbocompound, l’augmentation de la puissance, du couple et la réduction de la consommation peuvent atteindre 11%.
Ces technologies sont développées sur des moteurs de camions et autre machine industrielles (scania, caterpillar, HTi). (Depuis 10 ans environs).
Je crois qu’aucuns des constructeurs automobiles a pour l’instant envisagé de développer et commercialiser de telles solutions qui sont très coûteuses à réaliser. De plus je suis curieux du rendement global de ce système lié en grande partie aux performances du réducteur et du coupleur hydraulique.
Quelques performances :
modele 470 hk Euro 3
DT12 06 470
11,7 litres
6 cylindres
a et c 127x154 mm
rap vol 18:1
Scania HPI med hydrauliskt styrda enhetsinsprutare
345 kW à 1900 tr/min
2200 Nm à 1050-1350 tr/min
modele 420 hk Euro 4
DT12 11 420
11,7 litres
6 cylindres
a et c 127x154 mm
rap vol 18:1
Scania HPI
309 kW à 1900 tr/min
2100 Nm à 1100-1350 tr/min
Dans le cas ci-dessus, je pense que l’utilisation de l’EGR limite les performances de l’intercooler principal.
Actuellement, les EGR béneficient de leur propres intercoolers. Dans certains cas à double effets : l’echangeur rechauffe l’air au démarrage puis le refroidit durant le fonctionnement.
Cependant l’utilisation de l’EGR permet d’être aux norme EURO 4 (limitation des Nox).
Une question cependant : je me demande si l’utilisation d’échangeur à effet Peltier serait plus performant notament dans la transition chauffage / refroidissement.
EGR: recyclage des gaz d’échappements.En recyclant une partie des gaz d’échappement, on obtient un gaz dans le cylindre avant compression d’une capacité calorifique plus importante, ce qui diminue la temperature au PMH et donc les Nox (car leurs teneur est proportionnelle à la température ....tout particulièrement le NO)
Voili-voilou: J’ai simplifié au max les infos, pas de calculs barbares, rien.... j’espere que ça intéréssé quelqu’un.
Info : google.