Après avoir chuté de 8% en octobre, les ventes de voitures ont grimpé de 18% en novembre. Sur onze mois, le recul s'établit à -0,4%. PSA Peugeot Citroën gagne 13,3%. Renault s'envole de 22,8%. Mais les marques étrangères font encore mieux.
Fin du marasme ou simple sursaut conjoncturel ? Il est évidemment encore trop tôt pour tabler sur une embellie durable, mais le marché automobile français s’est offert un joli rebond en novembre, après un mois d’octobre peu reluisant (-8,1%). De fait, les ventes ont bondi de 18% en données brutes ; soit encore un gain de 12,1% à nombre de jours ouvrables comparables. Ceci étant, il n’est pas lieu de verser dans l’euphorie quand on sait que le millésime novembre 2003, qui sert de base de référence, avait été catastrophique avec un plongeon de près de 9,5%. Reste que ce rattrapage laisse présager une fin d’exercice plus sereine que prévu, selon le CCFA, le Comité des constructeurs français d’automobiles. Puisque sur onze mois, le recul ne se monte qu’à 0,4% par rapport à 2003. La stabilité en glissement annuel est donc en vue.
Côté constructeurs, Peugeot et Renault ont bien entendu profité du climat ambiant ; le second plus encore que le premier du reste. Les ventes du groupe dirigé par Louis Schweitzer s’envolent ainsi de près de 23% tandis que celles de son rival grimpent de – seulement – 13,3%. Soit une performance appréciable en soi, mais somme toute inférieure à la moyenne du marché. En fait, PSA est plombé par sa marque phare, Peugeot, qui ne gagne en l’occurrence que 6,9%. Citroën de son côté fait aussi bien que Renault avec une envolée de 22,6% grâce à son duo de petites citadines, la C2 et la C3. Renault, lui, profite à plein du lancement de sa Modus, le dernier monospace de sa gamme après l’Espace et le Scénic.
Parmi les concurrents étrangers, BMW et DaimlerChrysler, les deux groupes « hauts de gamme » outre-Rhin, signent des progressions de plus de 30%. Idem pour Ford (+30,6%) et dans une moindre mesure pour les marques asiatiques : +25,7% pour Toyota, +26,3% pour Hyundaï. Quant à Volkswagen, le leader européen, il gagne 15,9%. Seul Fiat dérape lourdement, de 28,9%. Autrement dit, dans l’ensemble, hors exception italienne, les deux français ont donc plutôt souffert de la comparaison par rapport à leurs concurrents, il est vrai friands de promotions en tous genres. Voilà pourquoi, ils perdent au final 0,1 point de part de marché à 57,6%.