B_FAB  Profil : Membre confirmé | laliechat a écrit :
Avant de monter ma société, je travaillais dans un des services de la ville où j'habite. Je connaissais beaucoup de fonctionaires, y compris les motards de la police municipale avec lesquels je passais de bons moments plein de convivialité et d'anecdotes dans leur salle de repos qui se trouvait être le seul endroit où il y avait une machine à café.
Et puis je suis parti monter ma société, dès lors je passais forcément de l'autre côté, celui des nantis et des gros cons de patrons, je n'étais plus assimilé fonctionnaire, le cul au chaud en attendant la retraite.
Et puis aussi les attributions de la police municipale ont évoluées, il leur a été attribué des missions de justiciers de la route, implacables, intraitables et accessoirement, ceux qui avaient déjà une propension à sauver le monde des méchants usagers de la route se retrouvèrent en même temps dotés de pouvoirs de répréhension qui feraient pâlir un CRS.
Voilà pour situer les choses.
Attention, dans ce qui va suivre, je ne vais pas me faire passer pour une victime, mais plutôt poser des questions.
Il y a 2 mois environ, je circulais dans ma voiture de gros con de riche patron, en infraction effectivement puisque je téléphonais au volant, dans une rue où surement 30 personnes doivent faire la même chose en même temps. Je croise mes anciens collègues de la municipale à moto, 5 minutes se passent, un motard arrive de derrière à ma hauteur, me fait signe de m'arrêter. J'ouvre la vitre, et là, l'ancien fonctionnaire que j'étais se retrouve face à un mec qu'il connaît parfaitement, mais qui fait celui qui ne le connait pas et commence à me citer l'article du code de la route avant de me dresser une contredense que je ne conteste pas puisque j'étais en infraction, et qui persiste, malgré toutes mes tentatives de nouer une amorce de conversation, à me donner du "Monsieur" et à me vouvoyer comme si j'étais un client lambda pour lui. Je tente en vain de lui expliquer que je ne cherche pas d'indulgence de sa part, mais que je trouve ça ridicule de jouer cette comédie, et là je vois clairement dans ses yeux : "de toutes façons, p'tit con, j'aime pas ce que t'es devenu (ceux qui me connaissent savent bien que je n'ai pas changé d'un poil), et t'avises pas de recroiser mon chemin, car je vais te pourrir la vie". Je le remercie de ces retrouvailles chaleureuses.
Avant hier, sur une portion d'une 4 voies limitée à 70 km pour des raisons que la raison ignore, pas accidentogène pour deux sous sachant que 100 mètres avant c'est limité à 90 et que les conditions sont exactement les mêmes, je suis en dépassement de vitesse autorisée comme tout le monde à cet endroit, sauf que le radar est pour moi cette fois, et que mon pote m'attend un peu plus loin, me fait signe de m'arrêter, m'explique qu'à partir de cette minute, je n'ai plus le droit de conduire. J'ai beau lui expliquer poliment que mon véhicule m'est indispensable pour me déplacer, que j'ai une société à gérer et tout et tout, rien à faire, il ne veut pas passer sous la barre des 41 km/h de plus que la limite et confisque mon permis avec une jouissance non dissimulée. Je l'ai vu quand il m'a arrêté, sur sa gueule il y avait marqué "toi, je pourrais faire passer 39, mais je vais te coller 41 rien que pour te faire chier, avec ta grosse bagnole et ton pognon que j'ai pas parce que j'ai choisi de faire justicier de la route pour emmerder les gens comme toi et que j'execre pour ce qu'ils représentent". Et pareil, il a joué à celui qui ne me connais pas. Du coup, je lui ai lancé quelques saloperies avec ironie, il m'a dit d'arrêter si je ne voulais pas qu'il consigne tout ça dans son rapport, je lui ai dit que je ne comprenais toujours pas son comportement et que je regrettais vraiment de payer autant d'impôts pour subventionner des postes comme le sien. Et çà, il a pas aimé du tout, mais comme je n'étais pas incorrect, il ne pouvais pas me coller d'outrage, je voyais juste sa main qui tremblait quand il écrivait, et comme je le connais bien, je sais parfaitement que sans son uniforme, ça aurait fait longtemps qu'il aurait essayé de me coller une droite.
Voila pour l'histoire qui me fait vraiment douter de la parfaite intégrité et objectivité de tous les flics.
Une autre question : la police municipale a-t-elle les qualités requises pour subir la transformation et le surcroit de travail qu'on lui demande ? Et enfin, je trouve qu'il est facile de se dissimuler derrière un uniforme pour satisfaire des pulsions disciminatoires et déroger de manière officielle au fameux devoir de réserve qui impose de rester neutre quelle que soit la situation.
Encore une fois, je reconnais les infractions que j'ai commises, je ne me victimise pas, je relate simplement les faits qui se sont produits et je me demande quand même si je ne suis pas sous le coup du délit de "grosse bagnole allemande de ceux qui se croient tout permis".
En attendant la décision du préfet et ensuite du tribunal de police, je suis un chef d'entreprise piéton qui perd du temps, mais évidemment, ça je ne peux pas le facturer à l'état. Il parait que ça va durer un mois ou deux... Je vous tiens au courant.
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Si ton permis de conduire t’est indispensable, n’attends pas des autres (gendarmerie) qu’ils s’arrangent pour que tu le conserves… commence par t’arranger toi même pour le conserver !
41 km/h d’écart par rapport à la limite… pour une vitesse limite de 70, alors qu’il n’y avait que quelques mètres à attendre pour accélérer !!!!
Soit une prise de risque accrue (gendarmerie) et une conso de carburant plus importante pour un gain de temps infinitésimal.
Résonne tes nerfs et gère mieux tes ressources (ne consomme ton carburant en excès que lorsque c’est possible et nécessaire)… c’est une base saine pour gérer une société… puisque tu gères une société, n’est-ce pas ! |