Pour tous les stressés de la vie, ne lisez pas le scénario catastrophe qui suit, sous risque de faire une dépression
Ce topic fait suite à l'excellent topic de GACQV, tout en amenant à une question différente.
Bon, résumons :
1. La quantité de fuel sur notre planète est finie, et ne se renouvelle pas (ou en tout cas, pas à la même échelle que la consommation mondiale)
2. Au rythme actuel de consommation, dans 10, 20, 50, 100 ou 200 ans, extraire le peu de fuel restant reviendra tellement cher que personne ne l'achètera
3. L'état ne baissera pas les taxes:
* Car il en a trop besoin
* C'est bête à dire mais il faut qu'il y ait des freins à l'achat de véhicules particuliers: on ne peut pas se permettre (pollution, encombrement, réseau routier) d'avoir autant de véhicules particuliers (27M en 2000) que de Français de 18-75 ans (46M en 2000).
* L'évolution de la scarcité du fuel étant inexorable, à taxe d'Etat constante, arrivera un moment ou la taxe sera égale, puis négligeable, face aux coûts de production, de toute façon. Certes, espérons dans encore longtemps.
On est tous à peu prêt d'accord, à quelques variations prêts, sur ce phénomène inexorable, non? Indépendamment du fait que ce seront peut-être nos arrières-arrières-arrières petits enfants qui le vivront.
Plus le prix du fuel à la pompe augmentera, plus la demande et la recherche pour des énergies de remplacement se fera forte. Mais quid de l'agrément, quid des puissances développées pour quid des poids/dimensions des blocs moteurs, quid du déploiement des ces énergies à l'échelle planétaire? Personne ne peut réllement répondre à ce stade...
Alors, peut-être l'automobile, telle qu'on la connait aujourd'hui, est elle sur une pente qui s'avèrera être de plus en plus pentue au fil des ans .... même si c'est dans 400 ans que les dernières gouttes de pétrole seront recueillies (à 1000 euros le litre?), n'est il pas finalement envisageable que dans 20 ans, le prix du SP tourne à 3 euros, pour un salaire moyen n'ayant pas été multiplié par 3? Et que plus aucun constructeur "grand public" ne trouve rentable d'investir dans des moteurs plus gros que des 3 cylindres, car la demande en puissance aura dramatiquement diminuée ? Et que Ferrari/Porsche ne produisent rien de plus gros qu'un 6 cylindres ?
D'où la question:
Faut il aujourd'hui acheter des gros moteurs, pour la seule raison que l'on peut encore ?
Et pouvoir dire à nos petits-enfant, réveurs: "Tu sais petit, quand il était jeune, Papy avait un moteur 6 cylindres, il pouvait atteindre 100 km/h en moins de 4 minutes, et Mamy devait même pas pédaler à côté!".