TORNADE a écrit :
aucunement
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Désolé, c'était au numéro de Janvier de l'Action Auto Moto qu'il y avait un dossier de 20 pages sur la 407.
Dont voici un petit extrait disponible sur le site du Mag :
Un fauve chez les familiales
La voici enfin, cette remplaçante tant attendue de la 406, cette 407 aux lignes musculeuses et à la bouche béante. Pour se faire pardonner une attente un peu longue, Peugeot présente sa nouvelle familiale en même temps en berline, qui sera vendue en avril prochain, et dans sa version break “SW” programmée pour l’été.
La révélation officielle de la nouvelle Peugeot ne constitue pas une surprise pour tout le monde: de nombreuses indiscrétions ont permis, ces deux dernières années, de se faire une idée assez précise de ce que serait la remplaçante de la 406. La voici aujourd’hui “en vrai”, dans sa version définitive, telle qu’elle sera commercialisée en avril prochain. Longue de 4,68 m, elle dépasse la 406 de 8 cm alors que l’empattement a plus modérément été porté de 2,70 m à 2,72 m. Plus large de 5 cm et plus haute d’autant, la 407 présente logiquement une surface frontale supérieure à celle de la 406 mais, grâce à un coefficient aérodynamique (Cx) abaissé de 0,32 à 0,29, Peugeot précise que le SCx, véritable indice de pénétration dans l’air, s’en trouve légèrement amélioré, reculant de 0,65 à 0,64; le constructeur oublie toutefois de rappeler que certaines 406 (1.8 16v et 2.0 HPi) affichaient un Cx de 0,30 et donc un SCx encore plus flatteur de 0,63.
La principale caractéristique visuelle de la 407 est procurée par son immense prise d’air dans le bouclier, qui fait l’effet d’une énorme bouche. Une référence assez nette à l’univers de Ferrari, alors que, paradoxalement, la 407 est la première Peugeot de cette catégorie à ne pas sortir des planches à dessin du bureau de style italien de Pininfarina où sont imaginés pratiquement tous les bolides rouges italiens. Cela dit, s’il n’est plus responsable de la finalité d’un projet, Pininfarina reste toujours consulté par le Lion pour esquisser ses nouveaux modèles. Cette immense grille n’est toutefois pas une nouveauté dans le domaine de la grande série puisque la plupart des Chrysler, dont le coupé Sebring, non importé, en arborent une presque similaire. Le pare-brise très avancé rappelle aussi le style “cab forward” que Chrysler abandonne aujourd’hui, n’ayant pas réussi à convaincre les Américains; ce qui devrait faire réfléchir Peugeot quant à une éventuelle carrière américaine, envisagée, pour la 407.
Malgré ces références en rien déshonorantes, la 407 va trancher avec ses rivales, souvent peu audacieuses: les VW Passat, Fort Mondeo, Citroën C5, Opel Vectra et Toyota Avensis n’affichent en effet pas la personnalité extravertie de la lionne. Seules exceptions, la Nissan Primera, qui a du mal à séduire la clientèle, et la Renault Laguna. Cette dernière, dont les ventes sont déjà en chute (– 33 % cette année en France) devrait encore souffrir de l’arrivée de la 407 et sera restylée à l’automne 2004. La 407 étonne par sa face avant, par ses optiques immenses et par ses volumes musculeux. Elle pourra aussi décevoir par sa partie arrière plus germanique, ou déranger par son porte-à-faux avant démesuré et le dessin de sa porte avant dont la base fuit pour éviter le passage de roues, comme sur une 307.
Dans les années 1980 et 1990, les constructeurs allemands faisaient sensation en présentant presque systématiquement un nouveau modèle à la fois en berline et en break. A cette époque, les marques françaises développaient péniblement leurs gammes et n’ajoutaient des variantes qu’un à deux ans plus tard. Ainsi, la 406 avait attendu onze mois son dérivé break. Aujourd’hui, c’est l’inverse qui se produit. Alors que les firmes germaniques préfèrent différer le lancement de la variante pour profiter des retombées de lancements successifs, Peugeot présente, pour la première fois de son histoire, le break en même temps que la berline.
Cette variante baptisée SW se distingue par sa lunette arrière cernée de lucarnes triangulaires et par ses feux anguleux débordant largement sur les flancs. La 407 SW reprend le principe du demi-toit vitré de la 307 SW, mais conserve, à bord, un aménagement très proche de celui de la berline: pas de sièges arrière individuels ni de version à sept places. L’empattement est d’ailleurs celui de la berline, alors qu’il est allongé de 10 cm sur la 307 SW. Cette carrosserie devrait, au niveau européen, représenter 40 % des 300000 Peugeot 407 produites chaque année, avec une part pouvant dépasser les 50 % dans certains pays comme l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie. En France, Peugeot table sur 20 à 25 %, ce qui est déjà élevé, la 307 dépassant à peine cette proportion avec ses deux gammes (break classique et SW typé monospace). Avec les deux silhouettes de la 407, Peugeot a, en tout cas, mis toutes les chances de son côté pour affaiblir la concurrence dès le départ.